UN ARTICLE QUI NOUS VIENT DU QUEBEC

Le Shinrin-Yoku ou la nature comme médecine préventive

On entend souvent dire qu’après une journée stressante ou éreintante, prendre un bon bain chaud permet de se relaxer et de se détendre. Pourtant, il existe une autre forme de bain qui procure plus de bienfaits sans vous obliger à devoir consommer une quantité d’eau indécente. L’idéal pour attaquer la rentrée…

 

Bains de forêt !
Le Shinrin-Yoku, littéralement « bain de forêt », est né au Japon dans les années 80, mais les avantages pour la santé de cette activité consistant à passer du temps en forêt sont reconnus dans d’autres cultures. Cependant, seul le Japon a fait de cette pratique une pierre angulaire de sa politique de médecine préventive.

2 - Lundi Laguiole (12) [640x480]

 

Une pratique qui repose sur une littérature scientifique de plus en plus abondante
Il faudra attendre le milieu des années 90 pour voir apparaître les premières études scientifiques sur les effets physiologiques de la pratique du Shinrin-Yoku. En 1995, Miyazaki et Motohashi ont observé que des sujets qui passaient 40 min en forêt le matin et l’après-midi voyaient une diminution de leur score pour 5 indicateurs du Profile of Mood States (à savoir la tension, la dépression, l’anxiété, la fatigue et la confusion). De plus, leur taux de cortisol salivaire avait diminué par rapport aux conditions de laboratoire, ce fut la première fois que l’effet déstressant de la fréquentation de la nature était mesuré.

D’autres études sont venues compléter les recherches par la suite. On peut citer la diminution du taux de glucose dans le sang chez 87 diabétiques ayant pratiqué des séances de Shinrin-Yoku sur une période de 6 ans (Ohtsuka et al., 1998). Ohira et al., (1999) ont constaté une augmentation de l’activité des cellules tueuses naturelles et du taux d’immunoglobuline A, G et M dans le sang de 20 étudiants ayant passé huit heures en forêt. Les effets psychologiques de la pratique du milieu forestier ont également été mesurés. Morita et al. (2007) ont analysé l’humeur de 498 sujets ayant marché en forêt durant 4 jours. Résultats, un meilleur sentiment de vivacité et une baisse de l’hostilité et de l’état dépressif durant la journée de sortie en forêt comparée au jour « contrôle », c’est-à-dire sans sortie en forêt.

 

Un cocktail de bienfaits tout en profitant de la nature en se «déconnectant»
Comme on le voit, reconnecter nos sens avec la nature ne peut nous apporter que des bénéfices, c’est un véritable cocktail de bienfaits auquel il faut vous attendre. La littérature scientifique est formelle, « s’immerger régulièrement dans un environnement naturel peut contribuer à réduire significativement le stress et les symptômes de troubles de l’attention, tout en renforçant le système immunitaire et en augmentant le niveau d’énergie.»

 

*  : http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2015/01/14/shinrin-yoku-nature-medecine-preventive

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *